Sans
remonter à l'antique Illyrie il faut savoir que
l'Albanie fut occupée du XVéme au XIXéme siècle
par l'empire Ottoman, ceci explique entre-autre le fait que la
majorité des
Albanais soit resté proche de la religion musulmane en pratiquant
toutefois très peu celle-ci. Une période trouble,
durant laquelle les grandes puissances européennes fixèrent
plus ou moins les frontières actuelles, précéda
l'indépendance en 1912.
A la
fin de la 2éme guerre mondiale en 1944 l'Albanie,
occupée
par l'Italie de Mussolini puis par les nazis, a vu l'accession
au pouvoir du révolutionnaire Enver
Hodja. Le régime
stalinien a d'abord entretenu quelques échanges commerciaux
avec les pays du bloc soviétique, puis s'est tourné après
un désacord avec Staline vers la Chine de Mao. Vers
la fin des années 1960 la dictature a sombré dans la paranoïa.
Le pays s'est enfermé dans une farouche
autarcie. Sans
transferts de technologie, avec peu d'échanges extérieurs,
l'Albanie s'est alors enfoncée dans la misère jusque
la mort du leader en 1985.
De
nombreux vestiges subistent de cette histoire récente tels des fresques,
statues, bunkers, architecture stalinienne, tracteurs chinois,
ruines, batiments pillés, etc, sans compter un
mode de pensée qui ne s'oublie pas facilement.
Cette
dictature, voulait faire de l'Albanie un pays
officiellement athée.
Pour cela on a détruit la plupart
des lieux de cultes et des édifices historiques, au profit
d'une nouvelle culture populaire. Aux dires d'un professeur albanais " Pas
besoin de religion puisque Enver Hodja,
le père du peuple,était un culte à lui seul" culte
célébré dans des grands messes populaires.
En
1990, la junte
au pouvoir fut balayée par les conséquenses de la chute du mur
de Berlin. Les premières élections
'libres' eurent lieu en 1991, un début de détente
s'en suivit. De nombreux albanais ont émigré à cette
période.
En
1997 la guerre du Kosovo voisin a précipité 1/2
million de réfugiés en Albanie essentiellement dans
la moitié Nord. Cette même année un scandale financier a
achevé de ruiner beaucoup d'albanais. C'est l'intervention
de l'ONU de l'Europe et des ONG qui a permis de sauver
l'Albanie de la faillite, ouvrant enfin par voie de conséquense
le pays aux étrangers.
En
Décembre
2006 l'Albanie,
la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine,
le Kosovo et la Moldavie ont signé à Bucarest
les Accords européens de libre échange
(CEFTA), rejoignant ainsi la zone de libre
commerce de l’Europe
centrale et orientale, qui représente un marché de
plus de 30 millions de personnes.
Pour
imaginer l'Albanie sous la dictature et pénétrer l'âme des albanais,
on ne saurait que trop recommander la lecture de
l'oeuvre de l'immense écrivain ISMAÏL KADARE, qui fut
aussi une des figures de la résistance à la dictature.
Aujourd'hui il milite pour la reconnaissance de son pays au sein
de l'Europe. |